Tropiques du 18ème siècle

Lorsque venant d'Europe, continent aux vents froids
Les  navigateurs français aux soupirs plein les bras
Débarquent sur les berges des lointaines Caraïbes
Respirent l'air des Isles les senteurs qui enivrent


Baie des Isles.
Frantz Dallemand 



Leurs yeux tout grand ouverts découvrent mille soleils
Marins à la peau blême plongeant dans les merveilles
Des eaux couleur turquoise des plages de sable blanc
Qui change de la grisaille des tristes océans

Courant sourires aux lèvres vers des femmes peau d'ébène
Ils oublient les cordages près du mat de misaine
Ces conquêtes douces et belles leur tresseront des fleurs
Car elles ont pour richesse la pureté du coeur

Tout ces hommes de France ces marins en costume
Profiteront des filles se moquant des coutumes
Et feront des ti moun' aux belles mulatresses
Qu'ils abandonneront seules à leur sort en détresse

Famille karukera ensemble en fin du jour
Recueille la complainte claméepar le tambour
Tubercule riz et pois gras de cochon roussi
Versé dans l'écuelle des Esclaves assis.


Cette histoire est connue 

Elle a pour nom Noirs Esclaves le livre 

Et fit un peuple 

Encore un peu plus libre 

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